mercredi 30 avril 2014

Day 9 : Confiture de mangue

Journal de voyage, 29 Avril 2014  :

La matinée se déroule tranquillement, pareil que la veille sauf qu'aujourd'hui on prépare la formation pour faire de la confiture de mangue dans l'après-midi.
Au cours de cette matinée il m'arrivait d'errer sur le web (surtout à attendre que les pages se chargent) et j'ai découvert un nouveau site, dérivé du fameux XKCD : http://what-if.xkcd.com/ . En gros ce sont des gens qui posent à l'auteur des questions délirantes style "Est-ce que je pourrais propulser un vaisseau spatial de la Terre à la Lune en tirant des balles de baseball, et si oui combien de balles de baseball ?" et le mec essaie de répondre à ça le plus scientifiquement possible.

Vers 15h on se rend donc au village, ou plutôt directement à la salle de cours qui est un peu à l'extérieure du village. Ikpo et le club des mères nous attendent déjà car on est en retard !

Pendant que Justin explique une première fois la recette de la confiture de mangues, j'écris les ingrédients sur le tableau noir, puis c'est à mon tour d'expliquer la recette. Ensuite les mères posent plein de questions par rapport aux quantités, si on peut adapter la recette à tel ou tel fruit, ... Questions auxquelles Justin et Adèle répondent.

Ensuite Justin et Adèle on animé une petite révision sur la fabrication du savon, en Ewe, pour s'assurer que tout le monde avait bien compris et assimilé.

On est ensuite passé dans la salle dédiée à la pratique ! Pour faire de la confiture de mangues, il faut déjà plein de mangues très mures, dont il faut extraire le jus :

Extraction du jus de mangue
Ensuite il faut faire chauffer une quantité de sucre proportionnelle à la quantité de jus de mangue, jusqu'à obtenir du caramel :

Caramel en préparation

Ensuite il s'agit de verser progressivement le  jus de mangue et de l'incorporer au caramel :
Mélange encore liquide de caramel et du jus de mangues

Une fois que ce mélange a bouilli une première fois, on a ajoute des morceaux de mangue greffée non-mûre (c'est un important), toujours de manière proportionnel aux autres ingrédients. Ensuite il faut laisser cuire, cuire, cuire jusqu'à obtenir la confiture. Ici ce n'était pas très évident car nous n'avions ni balance  ni doseur, c'était donc compliqué de mesurer les quantités. Au bout d'un moment on a compris que ça ne marcherais pas en l'état (trop de jus par rapport à la quantité de caramel et de morceaux de mangues) et donc on a filtré puis remis à cuire une quantité moins importante de jus. Ça nous a permis d'obtenir la confiture recherchée, mais d'un point de vu gustatif elle n'étais pas très réussie : sucre trop dilué, confiture fade.

Pendant tout ce temps de cuisson, il fallait s'occuper et je prenais donc des photos ! Deux enfants étaient émerveillés par mon téléphone et ils voulaient des photos :

Je n'ai jamais vu quelqu'un autant excité par la caméra frontale !
Swagg, bro !
J'ai aussi été me balader un peu dehors, parce qu'avec le feu de bois dans la pièce, il faisait très très très chaud à l'intérieur. Encore quelques photos :
Montagnes, soleil, nuages, j'aimais bien l'éclairage

Test de photo avec la moto

Moto, plan plus large

Paysage

Vous noterez que je suis un photographe très très très très amateur :D

Finalement la cuisson de la confiture s'est finie, et on a distribué le savon liquide fabriqué la veille. On a été faire une photo de groupe à l'intérieur du bâtiment parce qu'un gros orage venait d'éclater :


Une fois la pluie terminée on est rentré, puis on a mangé et j'ai fait un Hangout vidéo avec messieurs Remiel, RelikDream et Romiste :



Merci à vous trois pour ce bon moment, ça faisait plaisir de vous voir et de vous parler :) Encore une fois j'ai été très étonné de la qualité de service avec ma modeste connexion 3G.

Quelques minutes plus tard l'électricité a décidé d'aller dormir : coupure de jus. On a donc décider d'aller se coucher aussi. J'étais fatigué, mais pas trop, alors je me suis installé dans ma moustiquaire avec pour objectif de lire. J'ai donc mis en place cette petite installation :
A l'intérieur de la moustiquaire
Ma batterie Anker 10000 mA/h sert de source d'énergie; sur le port 1A est branché la lampe USB à LEDs alors que sur le port 2A est branché un câble USB qui me permet de recharger mon téléphone portable. J'ai lu comme ça pendant une bonne demi-heure, puis dodo !

mardi 29 avril 2014

Day 8 : Fabrication de savon liquide

Journal de voyage, 28 Avril 2014

Se lever à 7h55 pour aller travailler dans le bureau juste à côté  à 8h, c'est cool ! Justin est affairé à mettre à jour le blog de l'association, le paramétrer et je le conseil sur telle ou telle fonctionnalité.
La matinée se déroule presque sans accroc : on subira une coupure électrique, alors qu'il n'y a pas d'orage ou autre.

Pour la première fois, j'ai puisé de l'eau \o/ En effet, il faut savoir que depuis que je suis arrivé au Togo je n'ai jamais osé aller chercher de l'eau par moi même et donc je profitais que Justin aille chercher de l'eau pour nous deux pour aller aux toilettes, prendre ma douche, ... J'ai finalement décider de prendre les choses en mains !

Puisage de l'eau

Puis on verse l'eau du petit seau dans le grand seau, et on recommence. 
Et voilà, le seau est presque plein :)
Vu que c'était ma première fois, Justin m'a accompagné pour prendre ces photos et pour vérifier que je ne faisait pas de bêtises. Maintenant je peux aller aux toilettes tout seul comme un grand :D

Ensuite on a manger et on s'est attelé à préparer la formation de l'après-midi : fabrication du savon liquide ! On a re-re-re-relu la recette et Justin est donc parti acheter les ingrédients nécessaires :
De gauche à droite : "Pâte molle", sel de table, "conservateur", colorant bleu, acide, parfum
Malgré plusieurs recherches je n'ai pas réussi à trouver quels sont les compositions chimique exactes de la "pâte molle" et du "conservateur". De vagues souvenirs de mes cours de chimie au lycée me poussent à croire que la pâte est une matière grasse quelconque, peut-être de la gélatine de porc ? Ça m’intéresserais beaucoup de savoir.

Nous nous somme ensuite rendus au village et les mères du Club des Mères (de la Croix Rouge) nous attendais pour commencer le cours d'alphabétisation. Mon arrivée coïncide avec la fin de leur cycle d'apprentissage et j'ai été positivement surpris de voir que toutes les mères présentes avaient déjà une bonne maîtrise du français. Le cours s'est déroulé sans accro, avec Ikpo en tant que professeur :

Exercice au tableau : remettre les mots dans l'ordre afin de former une phrase 
Dans l'ordre, nous avons commencé par un cours de mathématique avec des calculs de base de niveau primaire (addition, soustraction, multiplication, division) que toutes les mères maîtrisaient très bien. Ensuite elles ont du résoudre un problème mathématique basique (calculer la surface d'un champ), puis nous sommes passer au cours de Français en tant que tel. Au programme :

  • former des phrases avec des adverbes de lieu, de temps,
  •  mettre des phrases à la forme négative, ou au passé, 
  • conjugaison des verbes être et aller à plusieurs temps
  • grammaire : remettre des mots dans l'ordre afin de former des phrases, négation de phrases,...
On a aussi fait un peu de lecture grâce à ce livret :
Livret pour les cours d’alphabétisation, cycle "Consolidation"


Ensuite Ikpo nous a un peu parler de comment se déroule l’alphabétisation au Togo. Il y a un programme mené par l'Etat togolais pour alphabétiser les populations, et surtout les femmes (qui vont moins à l'école), mais par manque de moyens, ils ne peuvent pas payer les professeurs et les envoyer dans les localités qui en ont besoin. Le gouvernement a donc conçu un programme et formé des gens qui sont agréés. Ensuite ils ont donné carte blanche aux associations telles ODEAH-TOGO pour prendre en charge l'alphabétisation, à condition que le programme soit respecté.

J'ai donné ensuite une courte présentation sur la fabrication du savon, afin d'expliquer la recette, les ingrédients, ... puis Justin a pris ma place pour expliquer plus en détails et répondre aux questions. En effet, le but est d'apprendre à ces mères comment fabriquer du savon liquide pour leur utilisation personnelle mais aussi pour être capable de le revendre et de gagner de l'argent avec. Je n'avais donc pas les connaissances pour répondre aux questions concernant le coût par exemple.

Nous sommes ensuite passé à la pratique !

Après avoir incorporé le sel dans la pâte, on ajoute progressivement de l'eau

Quand on estime avoir assez de savon, on ajoute le conservateur puis le colorant

Une fois le colorant bien mélangé, on ajoute l'acide puis le parfum, qu'on incorpore à l'aide d'un bâton
 Et c'est fini ! Il faut ensuite laisser reposer 5 à 6 heures avant de pouvoir utiliser le savon, afin que les réactions chimiques prennent fin, notamment celles avec l'acide. Les mères peuvent donc générer jusqu'à 10 litres de savon avec 1 kilogramme de "pâte molle", ce qui est très intéressant par rapport au prix des matières premières.
Il était 18h, tout le monde est rentré chez soit. De retour au bureau, j'ai pu constater que le courant était de retour et j'ai donc mis en charge mes appareils. Justin et moi nous sommes rendu au bar, et je n'ai pas pu m’empêcher de boire 2 Guinness : ici les bouteilles de 65cl coûtent à peine 1,5€ !
Ensuite nous avons acheté une grosse bombe de répulsif anti-moustique, mon appareil répulsif électrique étant tombé en panne (quelque chose a grillé à l'intérieur :( )...
Puis manger et dodo !







lundi 28 avril 2014

Day 7 : Jour de l'Indépendance

Journal de voyage, 27 Avril 2014

Aujourd'hui c'est le jour de l'Indépendance au Togo ! En effet le 27 Avril 1960, le Togo gagne son indépendance grâce à un accord avec l'administration française, et sous contrôle de l'ONU (cf l'article sur Wikipedia). Il y avait donc un défilé avec des gens déguisés aux alentours de 8h mais... j'ai préféré faire la grasse matinée, étant donné que les deux jours précédant nous nous étions levé à 6h du matin.

M'étant levé à 10h la matinée a été plutôt courte. Vers 14h nous avons déjeuné et Justin m'a fait découvrir un nouveau plat local :

C'est un plat à base de haricots blancs et de farine de Igname, avec les restes de sauce tomate aux sardines.  C'est pas mauvais.

Après on est retourné glander sur les PCs et j'en ai profité pour écrire un super post sur Google+ à l'attention des Community Managers d'Ingress pour que les portails dont je parlais il y a quelques jours soient acceptés avant mon départ et non pas dans trois mois comme d'habitude... Post qui a eu relativement pas mal de succès et a été vu par au moins un des CMs, donc sait-on jamais...
Joe Philley, un des Community Manager du jeu, qui repartage mon post !

Vers 16h Justin m'a annoncé qu'on irais assister à la messe en français qui est tenue à 18h30 à la Cathédral de Kpalimé.  Ca fait des années que je n'ai pas assisté à la messe, mais bon, pourquoi pas ! 
Quand on est arrivé à l'église à 18h20, la messe avait déjà commencé... On est rentré quand même et voila. Globalement c'est pareil qu'en France, la seule différence étant qu'il n'y a pas d'orgue et donc la musique pour les chants est faite avec des instruments locaux.
On est rentré et on a mangé tout plein de mangues en tant que dîner, avant de retourner devant les PCs et puis j'ai décidé d'aller me coucher. Avant ça j'ai fait un recensement des boutons de moustiques (nouveaux, "anciens"), et je n'en ai pas trouvé de nouveaux. Mais les "anciens" font un peu peur : 
Boutons de moustique bizarres
Bref du coup après avoir mis de la crème j'ai été dormir.



 

dimanche 27 avril 2014

Day 6 : Réunion et préparation

Journal de voyage, 26 Avril 2014

Aujourd'hui on se lève encore très tôt (6h) pour se rendre à une réunion au village avec le Club des Mères, afin de planifier avec elles les formations dont elle vont profiter grâce à l'association. Tout ces gens travaillent dans les champs et c'est pourquoi on ne peut faire cette réunion que très tôt, avant qu'ils partent travailler.
Je profite de l'heure matinale pour prendre quelques photos du paysage  :

Kpalimé, vue sur les montagnes
On se rend donc ensuite à la réunion. Les mères sont déjà là car elles avaient d'autre choses à discuter et... on est un peu en retard. Ikpo mène la réunion. Il nous explique qu'en notre absence ils ont déjà déterminé les dates où les mères sont complètement disponibles : environ un jour par semaine jusqu'en Juin, généralement le Dimanche. En effet avec la saison des pluies qui commence, les gens redoublent d'activité dans les champs et ont donc très peu de temps libre.
Cela ne convient pas à Justin car il avait prévu que ces formations se déroulent sur 1 semaine ou 2, avec des cours assez régulièrement, afin d'avoir un impact. Il explique donc que les participant(e)s n'ont besoin d'être disponible seulement que 2 ou 3 heures dans la journée. Il sait aussi que généralement le travail dans les champs s'arrête aux alentours de 16h et il demande donc s'il est possible que les formations aient lieux en fin d'après-midi. Ikpo explique donc la situation en langue locale : toutes ne comprennent pas forcément le français et c'est pourquoi la formation inclue un cours d'alphabétisation.
Après que tout le monde se soit mis d'accord, nous convenons que les formations auront donc lieux du Lundi au Vendredi, de 15h à 18h, Samedi étant le jour de clotûre.

Justin et moi repartons, d'abord pour aller voir le chef du village afin de l'informer de notre avancement, comme convenu la veille. Il est en habit de chef traditionnel et est sur le départ : il se rend en ville pour assister à une réunion, semble-t'il. On arrive juste avant qu'il monte dans sa voiture et on l'informe donc rapidement. Pfiouuu, c'était juste !

On rentre ensuite à Kpalimé pour mettre nos notes au propre et établir le planning suivant :
Planning de la semaine
Ensuite il est déjà l'heure de manger, Justin part acheter des boulettes à base de viande et de bananes qui sont très bonne.
Puis l'orage est arrivé ! Énormément de pluie beaucoup de vent, des gros éclairs, le courant qui saute. Mais au moins ça rafraîchi l'air. J'en ai donc profité pour lire un peu. On en a aussi profiter pour préparer des affiches afin de présenter la formation de Lundi puis le courant est revenu et on est retourné devant nos PCs

Vers 19h un nouvel Hangout est apparu sur mon écran d'ordinateur : mon papa qui m'écrit ! Il a lancé un appel vidéo et, sceptique, j'ai accepté. Et j'ai été surpris que ça marche en fait assez bien. Alors que je suis à 4700 kilomètres de chez moi, Google Hangouts m'a permis de voir et parler à ma famille, c'est assez cool :
Google Hangouts avec Chrome 64bits et Ubuntu 10.04.
Le lecteur averti au remarqué la lampe flexible USB à LEDs +Goal Zero qui me permet... de m'éclairer afin que les gens à l'autre bout puissent me voir. Non, ce post n'est pas sponsorisé, mais je suis très content de cette lampe, parce que dans ce pays où l'éclairage artificiel n'est pas très répandu, c'est assez pratique. Et je suis assez fier de la technique aussi :D
Google Hangouts marchait assez bien aussi : bonne qualité sonore, qualité de la vidéo pas mauvaise du tout, tout ça sur une connexion 3G !

Ensuite on a mangé les restes de riz et étant totalement crevé après ces 2 jours où nous nous sommes levé à 6h, j'ai été me coucher assez tôt. Justin voulait continuer de profiter de la connexion Internet et moi je voulais mon téléphone portalbe (qui sert de modem finalement), mais ces deux objectifs étaient limités par la longueur du câble RJ45 reliant mon PC à celui de Justin et par la longueur du câble USB reliant mon téléphone à mon PC. J'ai donc activé le tethering via Bluetooth entre mon PC et le téléphone et... ça a marché du premier coup ! J'aime quand la technologie marche :D


samedi 26 avril 2014

Day 5 : Rencontre au sommet

Journal de voyage, 25 Avril 2014

On se lève avec le soleil à 5h30 comme prévu. Nuit courte, réveil difficile, tout du moins pour moi. Vingt minutes plus tard on fonce déjà sur la moto, vers le village de Hanyigbam afin de rencontrer le contact d'ODEAH ici, monsieur Ikpo.
Ce monsieur fait en fait partie de ceux qui sont impliqués dans la vie du village au niveau de l'organisation et des décisions. On se rend dans une pièce où lui s'installe sur la chaise centrale, et nous sur d'autre chaises en face de lui. Les chaises sont agencées de tel manière dans la pièce qu'on comprend que lui est en position de "chef" et qu'il nous reçoit pour nous accorder une audience.
Je me présente, Ikpo se présente et me souhaite la bienvenue, et ensuite lui et Justin discutent un peu.
Une fois la discussion terminée nous nous levons et commençons à marcher le long d'un chemin qui semble sortir du village. En effet le chemin nous mène à deux villas dont l'une d'elle est celle où habite le chef du village.
Et là je comprend qu'il est 6h30 du matin, je suis loin d'être réveillé, et qu'on va voir LE chef du village, comme ça :| La maison est vraiment imposante, il y a une Mercedes garée dans l'allée, le jardin est assez grand avec de très grand arbres et la propriété dispose de son propre château d'eau, ça déconne pas.
On suit une allée le long de la maison et on se retrouve dans une grande pièce ouverte sur l'extérieure, encore une fois agencée de manière "salle du trône". Bon, j’exagère un peu mais c'est l'impression que ça donne : la pièce est rectangulaire et contre le mur du fond (la largeur) il y a trois chaises; la personne sur la chaise centrale préside une longue table qui est en face d'elle et sur les longueurs on voit de multiples chaises où les gens qui obtiennent un audience s'assoient.

On rentre donc dans cette grande pièce ouverte sur le jardin et donc bien éclairée par le soleil levant. Tout de suite je repère le chef, assis sur cette chaise centrale. Il est entrain de discuter avec deux personnes qui sont assis non loin de lui mais sur des chaises présentes sur la longueur de la pièce.
On s'avance donc un peu, Ikpo en première position. Le chef nous remarque et on sent tout de suite l'autorité dans son regard perçant. Il nous fait un geste nous invitant à aller nous asseoir en face des gens avec qui il discutait. Une fois assis, Justin et Ikpo effectuent une sorte de courbure en signe de respect/salut/... J'essaie de les imiter (un peu en retard, personne ne me dit rien :o) parce que ça a l'air d'être un truc protocolaire. Ensuite Ikpo nous introduit Justin et moi et explique la raison de notre présence (qui on est et pourquoi on veut une audience, en gros). Le chef acquiesce et nous congédie, expliquant qu'il en a encore pour 5 minutes. Nous partons attendre dans le couloir/allée attenant à la pièce. Une fois sortie Ikpo nous explique que l'homme et la femme présents sont respectivement le président et la trésorière du CVD (Comité Villageois de Développement). Et moi qui pense, encore endormi : "Bwhaaa trop de gens importants pour cette heure de la journée :s"

10 minutes plus tard on vient nous chercher pour nous dire que c'est bon. On retourne donc s'asseoir sur les chaises sur la longueur de la pièce. Les 2 membres du CVD qui étaient auparavant en position de "sujets" sont maintenant assis à droite et à gauche du chef, donc en temps que "conseillers" en quelque sorte. Ikpo nous a introduit de nouveau, mais plus en longueur cette fois ci. Puis Justin a pris la parole pour expliquer le programme des activités que nous avions conçu la veille. Je comprend alors que le but de notre audience avec le chef du village est d'obtenir son consentement quant à l'application du programme d'ODEAH-TOGO dans le village.

Le chef nous a d'abord raconté que son village avait beaucoup de chance, parce que beaucoup d'entités (personnes, associations, entreprises,...) cherchaient à aider à son développement alors que lui et les habitants n'ont jamais rien demander à personne ("ou peut-être seulement à Dieu" dit-il), et qu'il était très très content de ça. Et là, dans toute sa sagesse, il nous a longuement expliqué pourquoi ce "trop-plein" d'aide pouvait être un problème pour le village : programmes d'aide qui sont fait en double, activités qui rentrent en collision, associations qui se pointent pour construire une église alors qu'il y en a déjà une, ...
Le message qu'il veut faire passer, c'est qu'il apprécie grandement l'aide apportée à son village, mais qu'il faut pouvoir la contrôler et la canaliser de manière intelligente afin d'en tirer le maximum.
Il parle ensuite de la création d'un plan directeur sur 2 ou 5 ans pour le village, que les associations pourraient consulter afin de voir à quel moment elles pourraient s'y insérer. Pour expliquer tout ça et m'intégrer dans la discussion, le chef fait une longue analogie avec les listes de mariage  que nous avons en France : la liste est créée par les bénéficiaires de l'aide (les jeunes mariés), accessibles aux bénéfacteurs (les invités) et chacun peut décider d'acheter tel ou tel item de cette liste. Une fois un objet acheté, il est raillé, et comme ça il ne sera pas présent en double. L'aide apportée est donc canalisée de manière intelligente grâce à cette liste qui peut être assimilée au plan directeur.

Justin qui, en temps que président d'une de ces associations, a du mal à bien planifier dans le temps et dans l'espace les actions à faire parce que ces plans directeurs n'existent pas, exprime son intérêt pour ce plan.
Mon ressenti à ce moment de la discussion c'est que le chef, en bon politicien, nous a d'abord brossé dans le sens du poil, avant de nous endormir (je n'étais déjà pas très réveillé...) avec de beaux discours (sur lesquels je suis plutôt d'accord avec lui, sois dit en passant) pour nous dire ensuite gentiment "en fait, non, désolé".
Je m'attend donc à tout moment à une phrase signifiant son refus... Justin doit le sentir aussi parce qu'il repart à l'attaque et explique que le programme des activités qu'on veut faire est basé sur les réponses à un questionnaire qui a été distribué à la population du village. Il explique donc que le besoin est bien présent et qu'il ne s'agit surtout pas de faire quoique ce soit en double.

Ensuite le chef, qui semble plus ou moins satisfait de l'argumentation de Justin, demande qui sera la cible des activités. Les femmes du village, principalement, mais les hommes sont bienvenus aussi, répond Justin. Là le chef se lance dans une critique extrêmement copieuse et très sévère sur les hommes de son village. Il les décrit comme extrêmement paresseux et "imbibés [d'alcool] de plus en plus". Ils ne travaillent pas et ne cherchent pas à travailler et préfère passer leur temps sur la place du village à boire et ne rien faire... dit-il. Alors que les femmes elles sont déjà très débrouillardes et actives au sein du village : le chef explique qu'elle sont la source de l'économie du village et qu'elles savent déjà faire  beaucoup de chose, contrairement aux hommes. Il les enfonce encore un peu plus avec cet exemple qui m'a frappé : "L'homme va planter des palmiers, encore que les femmes le font aussi maintenant. Ensuite il va attendre à rien faire que le palmier grandisse. Puis il va couper le palmier et le vendre à une femme pour 100 francs et son action pour l'économie du village s'arrête là. La femme elle, va faire de l'huile et d'autres produits dérivés avec ce palmier, pour générer plus de 3000 francs !" Ensuite il a expliqué que c'était la faute à la culture qui voulait que les femmes fassent les taches ménagères, gèrent la maison, ... Ce qui nécessite de générer un revenu et ce qui a fait que les femmes soient si actives économiquement pour le village.
Il a continué encore un certain temps comme ça, pour dire que finalement former les femmes n'était pas forcément utile, qu'il faudrait plutôt former les hommes. Ça sentait encore un peu le refus déguisé.

La discussion venait à sa fin. Le chef a expliqué qu'il n'était pas chef depuis très longtemps et que par conséquent il laissait la décision à Ikpo, qui connait bien mieux ce "dossier" que lui. Il a demandé à être tenu informé du déroulement des formations et la discussion a pris fin. Pas de refus donc !
Là il y a encore eu un instant protocolaire : on s'est levé et chacun son tour et on est allé serrer la main du chef et de ses "conseillers". Il fallait ensuite sortir sans lui tourner le dos, ce que j'ai remarqué encore une fois légèrement trop tard ! On a raccompagné Ikpo au village et Justin et moi sommes rentré à Kpalimé.

Ensuite on a passé le plus clair de la journée dans le bureau de l'association, principalement devant nos PC respectifs.
A gauche, une armoire qui sert aussi de guichet
A droite, le bureau où moi et Justin travaillons

Vue depuis le coin de la pièce coté rue.

Vue depuis le coin de la pièce coté cour
Les lecteurs avertis auront remarqué le câble RJ45 dont je parlais hier qui me permet de partager la connexion 3G de mon téléphone au PC de Justin. Bien entendu la consommation 3G du téléphone est impressionnante :

J'ai aussi commencé un des livres que je me suis acheté à Roissy avant de prendre l'avion :
Un livre de Tom Clancy que je n'avais pas encore lu
En début de soirée on est sorti se balader et acheter à manger, et finalement on s'est retrouvé dans un bar. Après avoir vu toute la semaine des affiches "Buvez votre Guinness glacée ici", j'ai craqué :

Google Goggles encore une fois très impressionnant !

Finalement on est rentré se coucher vers minuit et Justin m'a rappelé qu'on avait rendez vous le lendemain à 6h30 avec Ikpo et le Club des Mères de Hanyigbam afin de planifier les formations.
Mince ! Moi qui comptait rattraper mon sommeil :(





vendredi 25 avril 2014

Day 4 : Découverte de Kpalimé

Journal de voyage, 24 Avril 2014

Premier réveil à Kpalimé ! Relativement grande ville du Togo, située dans la région des Plateaux, l'air y est plus fraîche et beaucoup moins lourde. C'est donc beaucoup plus agréable. Voici des photos de l'endroit où  nous logeons :
Porte à gauche : bureau et accueil de l'association
Porte à droite : la pièce où nous logeons
Sur le fil : mes vêtements qui sèchent 

Un autre bâtiment en face 
Le reste de la cour, où d'autres familles logent. 

Il y a deux immenses tours métalliques dans la ville, équipées de multiples antennes pour le réseau GSM/3G. La couverture est donc très bonne et je suis toujours connecté en HSPDA. Au niveau du débit, c'est meilleur et plus stable que ce qu'on peu avoir dans certains coins de l'Île-de-France ou même à Paris, et je suis donc assez satisfait. Malgré tout un "Speedtest" fait la veille affiche des résultats en deçà de la réalité concernant le débit descendant (à mon avis) :
Test de débit à Kpalimé
Après m'être levé et habillé, je sort fébrilement le chargeur de mon PC portable du sac de riz et je le branche; la loupiote s'allume et reste allumée. Ensuite je branche le PC portable sans batterie et... il démarre ! Je suis soulagé ! Je l’éteint puis le rallume avec la batterie, il démarre aussi. Ouf ! Une fois branché au chargeur, la loupiote de charge s'allume, tout va bien !!!
Je branche mon téléphone en USB et active le tethering, ça marche très bien aussi, c'est parfait ! Je m’attelle donc à créer ce blog, et commence à rédiger le premier article quand le courant saute dans tout le quartier. J'arrive donc à écrire et à publier l'intégralité des deux premiers articles avant de tomber en panne de batterie deux heures et demi plus tard.

Entre temps on organise une micro réunion avec Justin et la secrétaire de l'association pour définir un planning (à la journée) des activités à faire pendant les semaines à venir. Au programme, donc :
  1. Soutien à l’alphabétisation des adultes dans le village de Hanyibgam
  2. Formation à la fabrication du savon
  3. Formation sur la conservation des fruits et légumes locaux
  4. Élaboration d'un projet quant aux besoins de l'association en terme de communication orientée NTIC
  5. Renforcement des capacités en NTIC
  6. Sorties et activités récréatives diverses
A force d'être rester trop longtemps "immobile" à écrire, je m'aperçois que j'ai 2 boutons de moustique en plus au niveau du pied, ce qui porte leur nombre à 4... Ça me désespère, car je portais deux bracelets "anti-moustique" (censé les repousser), qui ne sont pas forcément très efficaces du coup.

Ensuite Justin me demande de préparer le repas du midi : du riz. Ça je sait faire :D La secrétaire est venu m'aider et on a cuit une grosse casserole du riz qui s'est révélé très bon ! Et je découvre un cinquième bouton sur mon bras droit. Fait chier !

Après Justin a voulu qu'on se rende dans le centre-ville, à pied, pour se balader et faire quelques emplettes. J'ai donc lancé de nouveau Ingress dans l'espoir de pouvoir soumettre quelques portails. 
On passe d'abord à la banque puis à la Poste.
Boîtes aux letrres à la Poste de Kpalimé
Vu qu'il n'y a pas vraiment de rues, les maisons n'ont pas vraiment d'adresse. Néanmoins chaque maison a un numéro qui lui est attribué et les habitants peuvent venir chercher leur courrier dans la boite aux lettres associée au numéro de leur maison.
On a visité le marché de Kpalimé, qui est en fait un marché permanent, très grand et très actif :
Marché de Kpalimé

On passe aussi devant la très belle cathédrale à Kpalimé, qui sera le premier portail soumis au Togo :

Cathédrale de Kpalimé
Toujours à pied, on part en chasse d'un câble "réseau" (RJ45). En effet Justin, qui possède aussi un PC portable, veut profiter de ma connexion 3G illlimité, mais son Windows XP ne reconnais pas la carte Wi-Fi, et impossible de trouver les pilôtes. Pareil pour le tethering USB, pas de pilotes. Il s'agit donc de faire du tethering USB depuis mon PC, et de lui partager la connexion via un câble RJ45.
On visite plusieurs boutiques qui vendent du matériel électronique (Systèmes Hi-Fi, ordinateurs, téléphones,...) et même un cybercafé mais personne n'a de câble RJ45 à vendre et à chaque fois le patron nous redirige vers le magasin suivant. Au détour d'une rue on passe devant cette boite de nuit, qui deviendra aussi, j'espère, un portail dans Ingress :
"Le 228", bar, restaurant, boite de nuit à Kpalimé
Finalement on trouve une boutique où un mec répare des PCs et il accepte de nous fabriquer un câble RJ45 !! On retourne donc vers notre logement. Beaucoup de commerçants peignent leur activité sur la devanture de la boutique et j'essaie donc de soumettre quelques portails au passage.
Une fois arrivés, on prend la moto pour aller rencontrer le contact d'ODEHA pour le village de Hanyibgam (qui est assez proche de la ville elle-même), afin de planifier le déroulement des activités citées plus haut. Finalement le monsieur nous pose un lapin et on se rend chez le secrétaire général de l'association, qui est absent. Néanmoins les gens qui sont très gentils nous accueillent et nous offre le repas : de la pâte avec en accompagnement des gros morceaux de poisson en vrac qui ne font pas très envie. Finalement le monsieur qu'on devait rencontrer appelle Justin et on part dans l'instant pour le rencontrer à nouveau. Ça laisse le temps à la pâte pour refroidir, c'est parfait !
Justin et le monsieur discutent et conviennent d'un rendez-vous pour le lendemain matin. On repart manger la pâte. Pendant le repas on a l'occasion de regarder une série télévisée togolaise. C'est plaisant, ça met en scène des gens dans un village à qui il arrive des trucs bizarres.
Des gens qui mangent avec nous ont un bébé qui a peur de moi parce que je suis blanc : à chaque fois que le bébé me regarde c'est avec une tête affolé, et quand je lui souri il se met à pleurer. 

On retourne au bureau de l'association et profitons encore un peu d'Internet avant d'aller dormir, car le courant est revenu. Vers 23h30 Justin m'explique que le rendez-vous du lendemain est en fait à 6h et qu'il faudra se lever à 5h30. Whaaaaaaaaat ?! 

Après avoir mis fin à nos occupations sur les PCs, on va se coucher.


Day 3 : Voyage à Kpalimé

Journal de voyage, 23 Avril 2014

Aujourd'hui on doit se rendre à Kpalimé, où se trouve le siège de l'association ODEAH-TOGO, dont Justin est le président.
On se lève tôt pour faire les valises et Justin s'absente deux bonnes heures afin d'aller arranger le transport de nos bagages. Justin possède en effet une moto (avec laquelle on se déplaçait dans Lomé), qu'il ne peut pas abandonner ici. Il est donc prévu que lui et moi se rendions de Lomé à Kpalimé en moto, pendant que nos bagages font le trajet en voiture.
A son retour vers 10h, ma carte SIM est enfin activée, je suis très content, mais ça ne va pas durer... En effet, je me rend aux toilettes et j'en ressort avec 2 piqûres :
Deux boutons au niveau du coude :(
Bon, je ne peut plus rien y faire maintenant, si ce n'est d'appliquer de la crème anti-démangeaisons, ce que je fait. J'essaie de ne plus trop y penser.
Ensuite Justin m'explique qu'on doit se rendre chez Gré' avec ma valise. On monte donc tout ça sur la moto :

 Il faut ajouter à ça moi, ainsi que mon gros sac à dos, et Justin qui conduit. Autant dire qu'on est très très serré sur la moto et que ça semble un peu casse-gueule. Le trajet jusque chez Gré' se déroule malgré tout sans encombre. Là les valises sont chargées sur une autre moto qui va les emmener à la voiture.
Entre temps, Justin et moi repartons faire des photocopies en ville. +Thomas Béjuit, +Michel Messak, j'ai retrouvé les imprimantes du BdE au Togo :D Elles sont à Lomé; même marque, même modèle, même état ! Avec la bière locale, le soleil et les imprimantes (et les cigarettes à 1€ le paquet pour Thomas),  vous devriez vous sentir comme chez vous ici :P

Ensuite on s'est arrêté voir un gamin au coin d'une rue pour mettre du crédit sur ma SIM et activer le forfait 3G. Il a fallu que je configure l'APN sur mon téléphone, et il a tout de suite affiché le petit "H". Victoire ! J'ai tout de même testé avec l'affichage de Google.tg :
Chargement de google.tg avec la 3G locale
Ensuite je n'ai pas pu m'empêcher de lancer +Ingress . Le jeu a mis un temps à se connecter, puis le GPS s'est enclenché :
Ingress me localise au Togo !
La carte met un peu de temps à s'afficher, puis :

Lomé, vu d'Ingress
Aucune XM au sol, aucun portail, aucun "Portail proche", et "No messages in range" dans le COMM... Il n'y a pas grand monde dis-donc ! Pendant que je teste Ingress et la connexion, Justin fait regonfler les pneus de la moto et fait changer l'acide dans la batterie, afin qu'on ai pas de problèmes sur  Penla route.

Finalement on retourne chez Gré' pour charger une imprimante et un lecteur DVD sur la moto, je prend mon sac à dos et on est parti à l'aventure, vers Kpalimé ! Avant de partir je vérifie la météo, parce qu'on aperçois des nuages noirs menaçant à l'horizon. La météo prévois que l'orage début vers 16h, ce qui devrait nous laisser assez de temps pour arriver à Kpalimé.
Météo avec Google Now, qui repère même le quartier où je me situe dans Lomé. Très fort ! 
Ci-dessous, l'itinéraire que nous allons emprunter en moto avec Justin. Ce dernier prévois plutôt 2h de trajet parce qu'en moto nous n'allons pas aussi vite que les voiture. 
Trajet prévu entre Lomé et Kpalimé
Je prend mon sac à  dos, on grimpe sur la moto, puis on achète quelques bananes grillées au bord de la route, et nous voila parti ! On file à 80 km/h sur l'équivalent d'une route de campagne en France et ça fait un peu peur : certes j'ai un casque, mais je suis en t-shirt et simple pantalon...
Trentes minutes après le départ, les nuages nous ont rattrapé et on sent les premières gouttes. On trouve un abri au bord de la route et quelques minutes plus tard une pluie torrentielle déferle, le ciel tonne, ... Gros orage !

On attend sous l'abri une bonne heure que la pluie cesse, puis on repart; il nous reste encore les 2/3 de la distance à parcourir. Une demi-heure plus tard l'orage reprend, et là il n'y a plus possibilité de s'abriter. Au début la pluie est ténue mais plus on se rapproche de Kpalimé, plus l'orage est intense : vents, pluie torrentielle (plus de visibilité à 20 mètres), éclairs,... C'est l'enfer version aquatique ! 15 minutes avant notre arrivée l'orage se déchaîne et on se retrouve intégralement trempés, comme si on venait de sauter tout habillés dans une piscine... Heureusement que l'air ambiante ainsi que la pluie sont assez chaude sinon c'était la pneumonie assurée !

On arrive finalement au siège de l'association à Kpalimé et on découvre avec horreur que la pluie a pénétrer mon sac en profondeur ainsi que la sacoche de Justin. La majorité des papiers sont mouillés, nos appareils électroniques ont pris l'eau : l'horreur. Mon PC portable ne démarre plus, il y a aussi de l'eau dans le chargeur et ça m'énerve au plus haut point, mais j'essaie de rester calme. Les téléphones de Justin ne fonctionnent plus non plus ou mal.
J'apprends à Justin la technique du sac de riz pour sauver les appareils électroniques mouillés. On plonge donc nos téléphones et chargeurs dans un gros sac de riz, puis nos valises arrivent, la pluie cesse et on peut enfin se changer.
On range un peu l'appartement qui servait d'espace de stockage de matériels divers, puis Justin prépare à manger : des spaghettis avec de la sauce tomate aux sardines. Ensuite on décide d'aller se coucher et je doit monter ma moustiquaire high-tech. Ça donne ça :
Moustiquaire-tente de la mort qui tue !
A noté que c'était assez compliqué à monter dans l'espace restreint de la pièce où on loge.
Dodo time !